AkoZ

... . . . . .. .. .. .. ... ... ... . .. . . . . . . . . . . . . . . . . ......Parce que maintenant est DEMAIN !

Avant, SiZ-o Lab…

…il ne suffisait plus de connaitre les données politiques, sociales mais qu’il fallait percevoir nos sociétés comme une accumulation de contextes de plus en plus flous, de lieux abandonnés, de cheminements obligés: en bref un reflet maladroit des politiques actuelles. Je pense sincèrement que l’Architecture sociétale peut être une façon de concevoir plus complètement les paysages humains et non seulement des juxtapositions d’objets dans un dédale fonctionnel….

Cette citation provient du site http://sizo.future-architecture.org/ base entrepreunariale d’un laboratoire d’architecture sociétale, c’est à dire, d’une architecture qui prendrait en compte l’humain, les jeux sociaux et la politique comme essences. Autant que de référencer les matériaux durables, la proximité urbaine et les groupes plus ou moins hétérogènes constitués par le voisinage.

C’était un modèle de défrichage de la ville et de ses dynamiques de constructions.
Pour avancer correctement il m’avait fallut concevoir les objets de synergies du monde urbain: les lieux qui servaient de points de rencontres, de travail, d’échanges. Il y a dix ans on pouvait avoir des catégories très figées et fixées par .. le commerce et une politique fiscale de la ville. C’est encore un problème, car les villes sont loin de se construire avec leurs habitants ou leurs demandes, mais souvent dans un désordre misérable poussant d’abord à créer une entreprise « qui marche » à coup d’études marketing et de bizness, avant de savoir si ce sera un magazin utile!
             Toutes les institutions poussent d’abord au « FAIRE » à court terme se gargarisant dans une spirale temporaire d’avoir créé plus ou moins « d’emplois » .. qui hélas, seront bientôt de très mauvaises surprises coûteuses pour leurs auteurs !! .. La durée de vie d’une petite boutique non adaptée à la demande et surtout à des besoins réels est de une ou deux années… !! Le temps d’épuiser les fonds propres et crédits des « créateurs ».

Nous sommes dans un modèle d’économie mélant le virtuel, et en particulier la publicité… avec des « applications » parfois cocasses, enfin inutiles. Il y a de l’argent, mais souvent servant la rentabilité d’un capital à travers un actionnariat: cet argent reste dans la possibilité clignotante d’un profit monstrueux sur le réel.
Tandis que les projets qui se construisent sont mis de côté, influençant plutôt en mal l’environnement avec trop peu de moyens ou d’études urbaines et .. encore plus de l’ignorance des investisseurs ! (C’est pourquoi des entreprise de la construction comme Eiffage ont créé des groupes d’études urbaines en interne afin de mesurer un éventuel impact consommateur et d’infléchir leurs prorpes investissements autrement). Il reste encore du chemin avant d’arriver à une réelle prospective urbaine, camouflée par les zonages et montages fiscaux et de rentabilités immobilières (trop de bureaux ? des centre-villes anciens achetés par des banques ? .. peu leur importe c’est de l’investissement ! de l’argent en attente de gain).

Mais la réalité est plus complexe et avec le temps ces plans à court terme ou même à 8 ans en PEA, sont bientôt dépassés par la façon d’habiter ! Par la recomposition multipliée des familles, par les niveaux de vie parfois précaires, par la pression entre vivre et payer pour vivre !

Siz-o lab (siz c’est « vous » en turc !) .. « moins haut » pour rendre accessible ce qu’est une architecture, et laboratoire comme un moyen d’expérimenter. Et qui dit construire, dit nécessité d’acheter .. d’abord un terrain. MAIS Siz-o lab servait à mettre en avant les friches et les lieux abandonnés (principalement de vieux centres commerciaux et boutiques en quête de locataire, ou des parkings ou des bureaux !..): ces espaces en plein coeur des quartiers pourrissent le quartier lui-même, en attente pendant des années d’une rentabilité, non pas de location mais d’une augmentation du prix du terrain urbain !!

OUI, l’investissement immobilier marche sur la tête, non plus en créant de vrais espaces pour des personnes, mais bien des SURFACES de rentabilité, peu importe ce qu’il y a dessus! C’est sans compter sur le voisinage et le vécu de ses habitants, même si l’on sait qu’ils se déplacent vers d’autres quartiers plus conviviaux, et abandonnent de fait leur propre environnement, faute de savoir prendre le pouvoir de « nettoyer », de responsabiliser ses voisins: c’est un travail de pédagogie, difficile et laborieux.

Je voudrais être bref, cependant il y a tant à dire sur les espaces urbains et la construction en elle-même, encore plus de comprendre ce qu’est une architecture réelle et sa part sociétale d’influences.

Sur le site j’avais rassemblés des essais, des éléments, des points de compréhensions… Mais cette part théorique a fait place à plus de concret, artistique notamment.